An American Crime [2011]

Mon dieu que ce film m’a choqué et touché.

Je suis facilement touchée quand je regarde un film mais là, je ne pleurais pas de la même façon que d’habitude. D’ailleurs je ne pleurais même pas, quelques goûtes de rage et d’horreur ont coulé le long de mes joues. Ce film m’a vraiment bouleversé.

L’histoire, comme décrite par allocineL’histoire vraie de Gertrude Baniszewski qui, dans les années 60, séquestra dans sa cave une adolescente du nom de Sylvia Likens…

Mais ce n’est pas une simple histoire de séquestre. Ce film est vraiment touchant et boulversant et les deux protagonistes de l’histoire en sont pour beaucoup. Gertrude Baniszewski est jouée par Catherine Keener et la victime, Sylvia Likens est jouée par Ellen Page (actrice de Juno si vous ne voyez pas qui c’est :p). Alors ces deux actrices jouent leur rôle.. mais à la per-fe-ction !

Ce film, vu l’émotion qu’il a fait naître en moi, mérite largement un 9/10.

Les infidèles [2011]

Synopsis : « L’infidélité masculine et ses nombreuses variations, vues par 7 réalisateurs. » (Source: AlloCiné)

Avis : Quand on regarde le casting, on ne peut qu’avoir l’eau à la bouche. Jean Dujardin (The Artist, OSS117, Cash, 99 francs) et Alexandra Lamy (Lucky Luke, Ricky), le couple le plus talentueux du cinéma français, Gilles Lelouche (Les petits mouchoirs, Ma vie en l’air) que je ne connaissais pas, et aussi Guillaume Canet (Jeux d’enfant, Vidocq, La plage).
Petit coup de coeur, qui plaira aux fans de la série, on y retrouve aussi Manu Payet et Géraldine Nakache, qui ont tout deux joués dans la  série Kaamelott (Verinus et la Dame d’Aquitaine).

Mais derrière cette affiche, se cache un film. Je n’avais, pour une fois, pas lu la synopsis. J’aurais dû.
Le film est une suite de « nouvelles », de petites histoires qui se suivent sans transition. On retrouve dans plusieurs d’entre elles Dujardin et Lelouche, mais dans des personnages différents, sans avertissement. Faut s’accrocher.
Certaines histoires ne durent qu’une dizaine de minutes, puis pouf, on change. Juste… comme ça.

Cet effet cinématographique (vous savez, ce genre de style mondain qui fait bien pour se présenter à Cannes) m’a vraiment dérangé. Sans transition, c’est à perdre le nord. Les Monty Python l’ont fait il y a longtemps avec plus de classe.

A part ça (un désagrément purement subjectif), je n’ai rien à redire.
Manu Payet fait vraiment son effet, et la fin est… moralement inacceptable et d’un goût douteux, mais super drôle. Rarement une fin si nanar n’a été si drôle et inattendue.

Et puis, je tiens à féliciter le duo-couple Dujardin-Lamy, qui, durant une histoire, m’ont coupé le souffle. Leur jeu est bluffant, encore plus quand on sait qu’ils vivent ensemble dans la vraie vie. Ils sont tout bonnement époustouflants. J’en redemande.

 

Mission Impossible 4 : Ghost Protocol [2011]

Synopsis: « Impliquée dans l’attentat terroriste du Kremlin, l’agence Mission Impossible (IMF) est totalement discréditée. Tandis que le président lance l’opération « Protocole Fantôme », Ethan Hunt, privé de ressources et de renfort, doit trouver le moyen de blanchir l’agence et de déjouer toute nouvelle tentative d’attentat. Mais pour compliquer encore la situation, l’agent doit s’engager dans cette mission avec une équipe de fugitifs d’IMF dont il n’a pas bien cerné les motivations… » (Source: AlloCiné)

Avis: Je dois bien l’admettre, je ne m’attendais pas à un grand film: les films n°4 d’une série ont la poisse et en plus, celui-ci est produit, entre autres par J.J. Abrams et Tom Cruise lui-même. Bref, ça puait le « film pompe à tunes » juste pour se payer le niveau 86 du Paladin de Xenu.
Le résultat ? Le réalisateur Brad Bird (Le géant de fer,  Les Indestructibles, Ratatouille) nous offre une suite assez réussie en fait. Des explosions par ci, des flammes par là, une cascade qui s’enchaîne sur une autre, des pan-pans partout, un scénar’ impossible, bref, un Die Hard sans humour (McClane forever).
Tom Cruise (Collatéral, Le dernier samouraï, Rencontre avec un vampire) nous sort encore le même jeu: belle gueule, sourire « bô goss’ like a boss », le regard d’autoroute et un style de course irremplaçable.
Mais surprise, on retrouve Michael Nyqvist, qui en plus d’écorcher mon orthographe, fait un excellent méchant et nous vient de la trilogie Millénium. On retrouve aussi Josh Holloway, aussi  perdu qu’éphémère (bwahaha).

En clair, un bon film à regarder un vendredi soir après une dure semaine, histoire de se défouler, sans se prendre la tête (y’a pas d’intrigue) et surtout sans la frustration d’avoir perdu deux heures devant une daube fumante.

The Iron Lady [2011]

Synopsis: « Margaret Thatcher, première et unique femme Premier ministre du Royaume-Uni (de 1979 à 1990), autrefois capable de diriger le royaume d’une main de fer, vit désormais paisiblement sa retraite imposée à Londres. Agée de plus de 80 ans, elle est rattrapée par les souvenirs. De l’épicerie familiale à l’arrivée au 10 Downing Street, de succès en échecs politiques, de sacrifices consentis en trahisons subies, elle a exercé le pouvoir avec le soutien constant de son mari Denis aujourd’hui disparu, et a réussi à se faire respecter en abolissant toutes les barrières liées à son sexe et à son rang. Entre passé et présent, ce parcours intime est un nouveau combat pour cette femme aussi bien adulée que détestée. (Source: AlloCiné) »

Avis: Très critiqué pour l’aspect pseudo-biographique, ce film de Phyllida Lloyd (Mamma Mia)  nous trace clairement ici une fiction tirée de faits réels. Ce n’est une biographie qui ce veut « proche de la réalité » (comme J. Edgar) mais plutôt une approche plus féminine, émotionnelle.
On y retrouve une vieille dame malade, qui se remémore sa vie et sa force passée. On découvre une femme, qui a dû sacrifier sa vie de famille pour sa nation,  en proie à la nostalgie et à la solitude: elle doit notamment faire face au décès de son mari.
Bref, on est loin du monstre politique et belliqueuse auquel on s’attend, mais l’autre face, plus personnel et plus sentimental. C’était le but de la réalisatrice, et c’est succès évident. Meryl Streep (Doute, Le poids du déshonneur, Le diable s’habille en Prada) que je ne connaissais que très peu est tout bonnement époustouflante.
Je finirais donc en disant que ce film est à voir, si l’aspect fictif ne vous pique pas.

Dream House [2011]

Synopsis: « Editeur à succès, Will Atenton quitte son emploi à New York pour déménager avec sa femme et ses enfants dans une ville pittoresque de Nouvelle Angleterre. En s’installant, ils découvrent que leur maison de rêve a été le théâtre du meurtre d’une mère et ses deux enfants. Toute la ville pense que l’auteur n’est autre que le père qui a survécu aux siens. » (Source: AlloCiné)

Avis: Je rejoins rarement l’opinion des critiques cinématographiques populaires, car en général, j’aime ce qu’ils dénigrent, et leurs coups de coeur me piquent souvent les yeux. Alors, quand je vois que Dream House est mal noté, je me dis qu’une fois de plus n’est pas coutume, car j’ai vraiment adoré ce film. Jim Sheridan, le réalisateur (qui est pour moi aussi célèbre que la politique sri-lankaise) nous offre un thriller très poignant sur la vie d’un père désireux de protéger sa femme et ses deux petites filles.
Le but n’est ni de faire peur, le suspens est sans doute léger et prévisible pour certains, mais personnellement, l’ambiance m’a touché. C’est assez rare, mais l’aspect paternel/famille en danger dans ce goût-ci, j’ai adoré.

Daniel Craig (Les Insurgés, Casino Royale, The Jacket, Millenium) joue à merveille l’homme décidé, paniqué, perdu. Il faut admettre qu’entouré de deux demoiselles aussi douées et éblouissantes que Rachel Weisz (La Momie, Constantine) et Naomi Watts (J. Edgar, Funny Games US, 21 grammes), il ne peut y avoir que des étincelles.

Edit : On notera que dans le film, Daniel Craig  partage la vie de Rachel Weisz, il la partage également dans la réalité. C’est la première fois que les époux jouent ensemble.

World Invasion : Battle Los Angeles [2011]


Synopsis: « Au camp Pendleton, base militaire située à proximité de Los Angeles, un groupe de Marines, dirigé par le sergent Michael Nantz, est appelé à riposter immédiatement à l’une des nombreuses attaques qui touchent les littoraux à travers le monde. Le sergent Nantz et ses hommes vont mener une bataille acharnée contre un ennemi mystérieux qui est déterminé à s’emparer de l’approvisionnement en eau et à détruire tout sur son passage. » (Source: AlloCiné)

Avis: Avant de commencer, je me suis dit que ça se résumerait à des aliens qui se pointent, déglinguent tout ce qui bouge, et que des petits marines bien dressés leur botteraient le cul. En gros, c’est le scénar.

En quelques lignes, vous avez tout compris. C’est sans surprise, pas spécialement mauvais ni bon. C’est juste… sans surprise. Le réalisateur Jonathan Liebesman, qui nous a aussi pondu Massacre à la tronçonneuse, nous sert une autre soupe froide aux oignons. Sans croûton.

Les Marches du Pouvoir [2011]

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Synopsis: « Stephen Meyers est le jeune mais déjà très expérimenté conseiller de campagne du gouverneur Morris, qui se prépare pour les élections à la présidence américaine. Idéaliste et décidé à faire honnêtement tout ce qu’il peut pour faire gagner celui qu’il considère sincèrement comme le meilleur candidat, Stephen s’engage totalement. Pourtant, face aux manipulations et aux coups tordus qui se multiplient vite, Stephen va devoir faire évoluer sa façon de travailler et de voir les choses. Entre tentations et désillusions, les arcanes du pouvoir le transforment… » (Source: Allociné)

Critique de Lunaa:  

Ce film est plat. C’est comme vous mettez vos choux à cuir au four et qu’ils ne montent pas.
Pourtant le casting est bon dont Ryan Gosling [l’étoile montante du moment] et Georges Clooney.
L’idée est bonne de nous faire voir les coulisses des élections outre-Atlantique, bien que pas très originale.

La mise en scène est vraiment lourde, sans consistance et sans  suspens. J’ai eu du mal à entrer dans l’intrigue [quasi inexistante] et quand j’y suis enfin parvenue, le film était fini. En gros, un film qui se termine au moment où on pense qu’il commence enfin…

Seul point positif, la prestation de Gosling (car même Clooney est selon moi, moyennement convainquant)

Note: 4.5/10

 

Critique de Gnial0id:

Contrairement à Lunaa, j’ai réussi à apprécier ce film réalisé par Georges Clooney. Brillant et loyal, Ryan Gosling joue un agent de campagne de Mister Nespresso, qui est candidat à la présidence des USA, en route pour la victoire. Jusqu’à ce que… tout se complique.

On suit un homme dévoué qui par ses choix, finit par trahir et extorquer. J’ai adoré la fin, qui finit par nous confronter à un miroir: que ferions-nous ? Ecouter nos valeurs ou notre ambition ?

Ce film est à regarder peinard au coin du feu, et à se questionner. C’est le Clooney Style.